Vous êtes ici

Météo renouvelable : Février, on change tout

Après un mois de janvier exceptionnellement sombre et anormalement chaud, février a redistribué les cartes avec un soleil « très anormalement » généreux et un mercure au ras des pâquerettes.

Décidément, le début de l’année est pour le moins contrasté. Là où le soleil avait brillé à peine 27h en janvier (contre 58,5h habituellement pour un tel mois), il nous a arrosé de ses rayons pendant plus de 149,5 h en février (76,5h habituellement). Et là où janvier était anormalement chaud selon l’IRM, février était anormalement froid. Il n’y a plus de saison, ma p’tite dame…

Mais les grands bénéficiaires des conditions météorologiques de février étaient indubitablement les panneaux solaires photovoltaïques. Eux, le soleil combiné au froid, ils A-DO-RENT. Au point d’avoir pulvérisé plusieurs records.

Le 25 février par exemple, pendant le jour solaire (de 7h45 à 18h15), les panneaux photovoltaïques du pays ont injecté une moyenne de 12% de la puissance totale consommée en Belgique et plus de 20% entre 11h30 et 14h30... Du jamais-vu pour cette époque de l'année.

Sur l’ensemble du mois encore, les panneaux photovoltaïques orientés au sud ont produit en moyenne 74 kWh par kWc installé, soit 72% de plus que la moyenne de ces dix dernières années.

Ces conditions rarissimes auront permis aux propriétaires de panneaux solaires photovoltaïques « standards » (installation de 3kWc pour une consommation de 3500 kWh/an) de couvrir entre quatre cinquième et… l’entièreté de leurs besoins en électricité, selon les régions. Du jamais vu pour un mois d’hiver (lire également notre article Février 2018 : ensoleillement et productions photovoltaïques records).

Même les propriétaires de chauffe-eau solaires (4,6 m², 300 l) ont tous pu allègrement chauffer plus de la moitié de leur eau chaude sanitaire grâce au soleil durant le mois de février. Là aussi, exceptionnel.

Enfin, côté vent, février fut contrasté. L’éolien onshore nous a gratifié de son pire taux de charge moyen jamais enregistré pour un mois de février, là où l’éolien offshore nous a offert son deuxième meilleur taux de charge.

Dans l’ensemble, avec un taux de charge moyen de quelque 33% (onshore et offshore combinés), février 2018 se situe dans la moyenne des taux de charges des 7 dernières années pour un mois février. Le vent a fourni pendant le mois l’équivalent de la consommation électrique de près de la moitié des ménages belges.

Alors, 2018, l’année de tous les extrêmes ? À suivre…

 

Catégorie: 
Statistiques
Filière: 
3
7
8

Pour aller plus loin