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Juin n’empêche pas l’eau

Ça ne sera une surprise pour personne, le mois de juin écoulé a été particulièrement m… mouillé. C’est le moins qu’on puisse dire vu la quantité record d’eau qui est tombée en cette période (176 mm là où la norme est de 72 mm). Et de manière générale, ce sont tous les paramètres météo du mois – ensoleillement, humidité, vent, jours d’orage, etc. - qui ont été anormaux, très anormaux ou exceptionnels. Tous à part… les températures.

Bref, là où on attendait vivement une amélioration après le mois de mai déjà pas folichon, on ne peut pas dire qu’on ait été servis.

Et comme l’ensoleillement a été nettement inférieur à la norme saisonnière, il n’est pas étonnant que juin 2016 ait été non seulement encore pire que mai 2016, mais surtout le pire mois de juin de ces huit dernières années en termes de production solaire photovoltaïque (moins de 100 kWh par kWc installé).

On peut toujours se consoler en constatant que, malgré ces piètres performances, ce soleil très effacé aura suffi à couvrir – parfois aisément - l’entièreté des besoins en électricité de presque tous les propriétaires de panneaux photovoltaïques (installation de 3kWc pour une consommation de 3500 kWh/an).

Les propriétaires de capteurs thermiques (4,6 m², 300 l), eux, n’auront globalement pu compter sur le soleil pour chauffer que six à sept douches sur dix. Pas fameux fameux, loin de là, pour un mois de juin…

Et malheureusement, le vent n’aura pas compensé le manque de soleil puisque lui aussi se sera situé en-dessous des moyennes d’un mois de juin. Avec un taux de charge de seulement 18% sur l’ensemble du mois (13% et 28% pour l’onshore et l’offshore respectivement), il aura juste alimenté l’équivalent d’un petit cinquième des ménages du pays. Bof.

Et maintenant, par pitié, du soleil !

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