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Certificats verts : nouvelle méthodologie

La CWaPE a publié les coefficients économiques kECO applicables dès janvier 2015. Ces nouveaux coefficients permettent de déterminer pour chaque filière le taux d’octroi de certificats verts. Les filières biogaz et hydro s’en trouvent revigorées.

Cette nouvelle méthodologie permet d’adapter avec plus de souplesse le soutien à chaque filière de production d’électricité verte en Wallonie. Il s’agit clairement d’éviter les effets de sur-rentabilité tels que l’on a connus pour le photovoltaïque. Les coefficients kECO, propres à chaque filière et classe de puissance, ont donc été calculés pour atteindre un TRI (taux de rentabilité interne) « post-taxe » de 7 à 9 % selon les filières. Ni plus, ni moins. Ce travail en profondeur a permis d’affiner le soutien de plusieurs (sous-)filières. Certaines applications biogaz qui végétaient se voient ainsi nettement mieux soutenues.

De même, en hydro, les petites installations (entre 0 à 5 kW) obtiennent désormais 2,5 certificats verts/MWh (contre 1 CV précédemment). Le taux d’octroi décroit ensuite en fonction de la puissance : 2,1 CV/MWh entre 5 et 10 kW, 1,8 CV/MWh entre 10 et 100 kW, etc. Si le TRI de 7 % n’était pas atteint pour un projet spécifique – par exemple, suite à l’intégration du coût des passes à poissons –, le kECO pourra être relevé, sans toutefois excéder le taux d’octroi maximal de 2,5 CV/MWh.

Ces nouveaux taux d’octroi rendent possible la réalisation de projets hydro dans un contexte de faiblesse historique du prix de l’électricité et des certificats verts.

Les coopératives citoyennes, essentiellement actives dans l’éolien, s’intéressent dès lors de plus en plus à des projets d’hydroénergie. C’est le cas de Ferréole, HesbEnergie et Emissions Zéro.

En outre, la première coopérative citoyenne dédiée à l’hydro est née ce 3 novembre 2014 : Condroz Energies Citoyennes, déjà actives sur trois projets.

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Actualité Belgique
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